1 008 euros. C’est la somme plancher qu’un stagiaire pourra légalement toucher pour deux mois en entreprise en 2025. Pas un centime de moins, pas de négociation, pas d’arrangement sous le manteau. Le chiffre s’impose, implacable, depuis que la loi a resserré la vis en 2023. Et ce n’est pas une question d’option : la règle frappe, qu’on soit sur place ou en télétravail, que le stage dure deux mois d’affilée ou qu’il soit égrené sur l’année. Aucun employeur n’a le droit de passer outre : la gratification minimale, c’est tout ou rien, sous peine de se retrouver dans le viseur de l’Inspection du travail.
Cette exigence s’accompagne d’un lot de formalités à ne pas bâcler. Avant même d’entrer en fonction, il faut une convention de stage en bonne et due forme, rigoureuse sur la durée et le contenu, et des justificatifs carrés. Que le cursus se déroule sur le campus ou à distance, la règle ne fait pas de distinction : deux mois cumulés, et la gratification devient la norme.
Comprendre la gratification de stage en 2025 : ce qui change pour les étudiants
Le dispositif de gratification stage 2025 poursuit sa route sans fracas médiatique, mais rien n’est laissé au hasard. Le montant minimum est toujours fixé en référence au plafond horaire de la Sécurité sociale (PMSS) : c’est la boussole qui guide chaque calcul de gratification de stage en France. En 2025, la règle reste inchangée : 15 % du PMSS horaire, soit autour de 4,35 € pour chaque heure réellement effectuée. Ce cadre s’impose à tous les étudiants, qu’ils soient en entreprise ou dans la fonction publique, dès lors que leur stage franchit la barre des deux mois, consécutifs ou non.
Le plafond de la Sécurité sociale pose la limite basse, mais rien n’empêche un employeur de faire mieux. Ce montant doit être scrupuleusement respecté : chaque heure compte, et seules celles passées sur le terrain entrent dans le calcul. Jours d’absence, congés hors cadre : exclus du décompte. Nulle part la loi n’autorise d’arrangement ou de passe-droit.
Tous les statuts étudiants sont concernés : universités, écoles, instituts. Même à l’étranger, si le stage relève du droit français ou s’inscrit dans une structure française, le mode de calcul ne change pas. Transparence oblige, les bulletins de versement doivent détailler le montant perçu et la base de calcul, pour permettre à chacun de vérifier sa situation face au plafond horaire sécurité en vigueur.
Le dispositif, verrouillé par la loi et surveillé de près, protège chaque stagiaire. Le PMSS évolue chaque année via arrêté : établissements et employeurs doivent rester à l’affût. La gratification stage 2025 ne révolutionne pas le paysage, mais demande une attention constante, des deux côtés du bureau.
À partir de quand la gratification devient-elle obligatoire et comment se calcule-t-elle ?
Dès que la durée du stage dépasse deux mois, soit 308 heures de présence effective sur l’année scolaire ou universitaire,, la gratification de stage devient obligatoire. Qu’il s’agisse d’un stage en continu ou de plusieurs périodes fractionnées, le seuil s’applique sans dérogation, pourvu que la convention de stage détaille précisément le calendrier. Sous ce seuil, l’employeur reste libre de verser, ou non, une compensation.
Le mode de calcul ne laisse place à aucune improvisation : 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale (PMSS horaire) pour chaque heure effectivement réalisée. Les congés ou absences non assimilés à du temps de présence ne sont pas pris en compte. Le montant s’ajuste donc au réel, au plus près du temps passé sur site ou à distance.
Voici les règles concrètes qui encadrent le versement :
- Le compteur démarre à la première heure du premier jour dès lors que le cumul franchit les deux mois.
- Le versement de la gratification s’effectue chaque mois, calculé sur le nombre d’heures réellement travaillées.
- Chaque bulletin de versement doit indiquer la base retenue et le volume d’heures pris en compte.
Le code de l’éducation encadre strictement tout le dispositif. L’enseignant référent et le tuteur en entreprise jouent un rôle de vigie : ils vérifient la convention de stage, supervisent le versement de la gratification et assurent la bonne traçabilité du parcours du stagiaire.
Les démarches à suivre pour obtenir et sécuriser sa gratification de stage
Avant toute prise de poste, la signature d’une convention de stage tripartite s’impose. Ce document implique l’établissement d’enseignement, l’organisme d’accueil (ou l’entreprise) et le stagiaire. Il doit détailler la durée, la répartition du temps de présence, les missions confiées et, si le seuil légal est atteint, le montant de la gratification. Les modalités de versement de la gratification doivent également être précisées, généralement chaque mois sur la base des heures réellement effectuées.
Le paiement de la gratification stage exige une traçabilité impeccable. Virement bancaire ou chèque, peu importe le mode, chaque versement doit être attesté par un bulletin de paie ou un reçu mentionnant le montant et les dates. Certains établissements réclament d’ailleurs ces justificatifs chaque mois pour valider la présence effective du stagiaire.
Pour ne rien laisser au hasard, voici les démarches à ne pas négliger :
- Faites systématiquement valider la convention par votre enseignant référent.
- Sollicitez le tuteur en cas d’évolution du stage pour ajuster la convention si besoin.
- Récupérez tous les justificatifs de versement de la gratification : ils peuvent être exigés pour certaines démarches ou droits sociaux.
En 2025, la gratification de stage ne se limite plus à une formalité. C’est un droit, une exigence, et parfois un tremplin. Dans ce cadre strict, chaque signature, chaque justificatif, chaque heure compte. Reste à transformer l’obligation en atout, et à faire de cette expérience un jalon solide sur le parcours étudiant.

